L’incontinence urinaire chez l’homme

L’incontinence urinaire chez l’homme

L’incontinence urinaire est moins fréquente chez l’homme grâce à leur structure anatomique. L’urètre masculin est plus long et sa partie initiale est entourée par la prostate. De plus, les muscles striés des sphincters sont puissants. Aussi, les hommes sont à l’abri de la détérioration du périnée causée par la grossesse. Cependant, l’incontinence masculine existe bel et bien et nécessite une prise en charge adéquate. Voici tout ce que vous devez savoir sur l’incontinence urinaire chez l’homme.

 

Incontinence et fuites urinaire Homme fuites-urinary.com

 

Les différents types de fuites urinaires chez l’homme

Comme l’incontinence urinaire féminine, il existe de multiples formes d’incontinence urinaire masculine. Ces différents types d’incontinence peuvent survenir simultanément et sont identifiés par des symptômes très spécifiques.

L’incontinence fonctionnelle

Cela signifie qu’à cause de certaines circonstances externes ou du stress physique, la personne n’arrive pas à retenir sa miction jusqu’à l’arrivée aux toilettes. C’est le cas, par exemple, des personnes victimes de rhumatismes qui éprouvent des difficultés à se déplacer en fauteuil roulant et qui ne peuvent pas reconnaître le moment idéal pour uriner.

L’incontinence par regorgement

Il s’agit ici du type d’incontinence le plus courant chez les hommes. En fait, cette incontinence est précédée par des troubles chroniques de la vessie. Cette dernière souffre de l’impossibilité de se vider complètement. Elle restera donc toujours presque pleine dans la majorité du temps. Lorsque le volume limite de la vessie est atteint, une fuite d’urine se produit. D’ailleurs, le patient ne pourra pas contrôler ce phénomène. Une hyperplasie de la prostate (ou adénome de la prostate) est souvent la cause de l’incontinence par regorgement chez les hommes, en créant un trouble des voies urinaires. La prostate se développe anormalement et entraîne une pression sur l’urètre. En conséquence, la vidange de la vessie change et a tendance à s’élargir et à rester pleine.

L’incontinence par impériosité ou « urgente »

Également connue sous le nom d’incontinence d’instabilité de la vessie, elle se reconnaît par une envie pressante d’uriner ressentie par le patient. L’envie d’aller aux toilettes ne se contrôle pas alors que la vessie n’est pas pleine. Cette incontinence peut être provoquée par des situations ou des évènements quotidiens tels que le lavage des mains à l’eau froide.

L’incontinence de stress ou d’effort

Dans ce cas, la perte d’urine, qui est principalement de faible quantité, est liée à la contraction de l’abdomen. Elle se produit pendant un exercice physique particulier, un éternuement, la toux ou toute autre action qui emploie les muscles abdominaux. La pression sur le bas-ventre et la vessie augmente soudainement et amène à l’émission soudaine d’urine.

L’incontinence urinaire mixte

Cette catégorie d’incontinence concerne à peu près 10 % à 30 % des patients. Elle rassemble les symptômes de l’incontinence urinaire par impériosité et celle d’effort. L’une de ces formes peut dominer et doit être prioritaire. Le traitement le plus approprié sera décidé par le médecin lors de la consultation.

Les principales causes des incontinences urinaires masculines

En général, les fuites urinaires surviennent chez l’homme lorsqu’une partie du système urinaire ne fonctionne plus correctement en raison de problèmes de vidange de la vessie. Les causes de ces phénomènes sont entre autres une obstruction des voies urinaires ou des problèmes de sphincter. L’incontinence urinaire peut généralement être précédée d’une insuffisance urinaire surtout quand les signaux transmis par la vessie vers le cerveau sont perturbés.

Aussi, les fuites d’urine incontrôlées chez l’homme sont souvent le résultat de certains changements liés à l’âge tels que la déshydratation de la muqueuse urétrale, une hypertrophie de la prostate et l’affaiblissement des muscles du plancher pelvien. En effet, l’âge est l’un des principaux facteurs de risque d’incontinence masculine. Le vieillissement entraîne des modifications de la vessie et des reins, des infections des voies urinaires ou un dysfonctionnement de la prostate.

Cependant, l’incontinence urinaire masculine peut aussi être due à d’autres facteurs. On peut notamment citer les maladies neurologiques, le diabète, la dépression, les infections des voies urinaires et même quelques médicaments comme les diurétiques, les analgésiques, etc.

La prostate et l’incontinence urinaire masculine

Principalement, une hypertrophie de la prostate causant une hyperactivité de la vessie est associée à l’incontinence urinaire chez l’homme. En vieillissant, la prostate a tendance à se développer et à bloquer la vessie ce qui constitue une gêne à l’évacuation de l’urine. Ce phénomène appelé syndrome d’obstruction augmente la fréquence des mictions. Dans ce cas, l’urine se présente en faibles jets suivis des gouttes « retardataires ». Ces fuites d’urine sont nommées ainsi, car elles surviennent plusieurs secondes après la miction.

En fait, la difficulté à uriner, ou l’incontinence par égouttement post-mictionnel est une caractéristique courante des maladies de la prostate. L’hypertrophie de la prostate entraîne également la compression de l’urètre, et à une certaine mesure, une saturation la vessie. Ce trouble mène à l’incontinence urinaire de regorgement.

Un traitement contre le cancer de la prostate (radiothérapie ou chirurgie) cause très souvent une incontinence urinaire de stress ou d’effort. Étant le cancer le plus fréquent chez l’homme, avec environ 40 000 cas par an, cette maladie est en pleine expansion. Il est tout de même à préciser que l’apparition de l’incontinence à cette phase reste temporaire.

Les préventions et les traitements des fuites involontaires d’urines

Pour prévenir l’incontinence urinaire, il est d’abord important de vérifier la fréquence des mictions (à partir d’un calendrier de mictions) et les symptômes du trouble. Il faut savoir que les préventions et traitements peuvent être différents pour chaque forme d’incontinence urinaire.

Traitement de l’incontinence par regorgement

Pour ce qui est de l’incontinence par regorgement, il existe une technique pour limiter les gouttes après la miction. Il consiste à vider l’urètre après la miction en massant le pénis en partant du périnée (zone entre l’organe génital et l’anus). Pour cette forme d’incontinence, entraîner sa vessie et pratiquer des exercices pour endurcir les muscles du plancher pelvien sont également conseillés. Il est toutefois possible de faire recours à la chirurgie et aux médicaments tels que les alpha-bloquants (térazosinz, alfuzosine, etc.) qui favorisent l’ouverture de la vessie vers l’urètre.

Traitement de l’incontinence urinaire d’effort

Si le patient est victime d’incontinence urinaire d’effort, l’exercice pour le plancher pelvien est le moyen le plus efficace. Cependant, si le trouble est déjà sévère, cela ne suffirait pas et l’idéal est de faire appel à un kinésithérapeute spécialisé. Les médicaments ne sont pas généralement prescrits, mais les adrénergiques et la duloxetine pourraient aider. La chirurgie peut aussi intervenir pour le mécanisme de fermeture de l’urètre.

Traitement de l’incontinence par impériosité

Pour le cas de l’incontinence par impériosité, afin de pouvoir corriger le comportement urinaire inapproprié, agrandir la vessie et résister à l’urgence, l’entraînement de la vessie est nécessaire. Les exercices des muscles du plancher pelvien sont également recommandés et les médicaments diminuant la contraction de la vessie (anticholinergique, mirabégron, etc.) peuvent être prescrits.

Il faut savoir que des mesures quotidiennes simples peuvent vous aider à réduire le risque d’incontinence. Vous devez en effet équilibrer votre mode de vie pour être à l’abri de cet inconfort. Ainsi, voici quelques habitudes à adopter :

  • Boire assez d’eau,

  • Éviter ou traiter la constipation,

  • Surveiller le poids corporel,

  • Ne pas retenir les envies d’uriner,

  • Pratiquer régulièrement une activité physique adaptée

  • Arrêter de fumer et de boire de l’alcool.